Gethsémané

Publié le par Damy

Luc 22. 39-44
L'évangile selon Luc nous présente le Seigneur Jésus sous un caractère particulier : celui d'un homme parfaitement obéissant. Quelques heures avant le simulacre de procès qui aboutira à sa condamnation, il se rend avec ses disciples dans un jardin appelé Gethsémané. Il s'éloigne un peu d'eux pour prier son Père. Sa prière est si instante que “sa sueur devint comme des grumeaux de sang”. Pour que les hommes soient sauvés, lui qui est sans péché doit recevoir de la main de son Père une coupe, symbole de tout ce qu'il doit souffrir sur la croix à cause de nos péchés. Dieu sera glorifié et Satan vaincu. Jésus sait quel est le prix à payer pour expier le péché : la colère et l'abandon de Dieu. Quelle appréhension pour lui à la pensée que Dieu, qu'il avait servi avec tant de fidélité, allait l'abandonner, lui, son bien-aimé. Il a “offert, avec de grands cris et avec larmes, des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort” (Hébreux 5. 7). Il demande à son Père s'il ne serait pas possible que cette coupe de souffrances lui soit épargnée. Mais, avec une parfaite soumission, il ajoute : “Toutefois, que ce ne soit pas ma volonté mais la tienne qui soit faite”. Il se relève de sa prière, prêt à achever l'œuvre qu'il est venu accomplir.
Comme les disciples présents, mais endormis, nous ne pouvons pas entrer dans “l'angoisse du combat” qu'a éprouvée alors notre cher Sauveur. Mais nous pouvons le remercier et l'adorer.

Jean 18. 1-11
L'évangéliste Jean nous montre Jésus dans sa gloire de Fils de Dieu. Il ne parle pas de Jésus en prière ni de l'angoisse qu'il a connue, telle que Luc nous la rapporte. Il raconte seulement avec quelle dignité Jésus sort du jardin de Gethsémané, bien au-dessus des circonstances et de la bassesse des hommes.
Dans la nuit, des soldats l'attendent avec des lanternes, des flambeaux et des armes. Ils sont conduits par Judas, le traître qui va livrer son Maître par un baiser. Jésus pourrait s'échapper et laisser là ces hommes, pantois et confus. Il pourrait les frapper de mort. Non ; il est venu pour s'offrir en sacrifice et ira jusqu'au bout. Il va au-devant d'eux. “Qui cherchez-vous ?” leur demande-t-il. – “Jésus le Nazaréen.” – “C'est moi”, répond-il. Les soldats reculent et tombent par terre. La parole prophétique l'avait annoncé (Psaume 27. 2). Pourquoi ne discernent-ils pas la gloire de celui qu'ils viennent arrêter ? Sa puissance qui les jette à terre et son amour qui les épargne ne devraient-ils pas les confondre ? Non, emportés par leur haine, ils sont aveuglés.
Jésus, déterminé dans son chemin d'obéissance à Dieu, son Père, et plein d'amour pour ses disciples, déclare : “Si donc c'est moi que vous cherchez, laissez aller ceux-ci”. Alors, maître de la situation, il s'avance résolument. Ce ne sont pas les hommes qui le prennent, c'est lui qui se livre et se dirige vers la croix pour devenir notre Sauveur.

Extrait du calendrier "La bonne semence"
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Publié dans Fêtes

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